photovoltaiqueOn a pu lire ces derniers jours qu’en France le raccordement de puissance électrique d’origine éolienne et solaire est en ralentissement, le ministère communique des chiffres de 9% de baisse pour l’éolien et de 39% pour le photovoltaïque. Plusieurs raison peuvent expliquer ces baisses, la crise économique qui complique l’obtention des crédits pour mener à bien ces projets, les nombreuses contraintes administratives qui pénalisent le déploiement de ces technologies, les politiques de soutien qui sont moins généreuses qu’auparavant…

Sans un renouveau des politiques volontaristes de soutien du développement de ces énergies, la France risque de ne pas atteindre son objectif de 20% de renouvelables dans son mix énergétique en 2020.

Parallèlement au ralentissement du développement de ces deux énergies renouvelables classiques, la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Delphine Batho, a affiché son soutien à la filière des énergies de la mer. Ainsi une étude sera réalisée de façon à évaluer le potentiel de cette filière en France et l’ADEME a également été missionnée pour réaliser un Appel à Manifestation d’Intérêt. Les technologies soutenues sont nombreuses : éolien offshore, houlomoteur, énergie thermique marine, hydroliennes, biomasse marine

CaptureMODEC, une entreprise japonaise, a développé un projet qui tire profit de ces énergies marines. Il s’agit d’un dispositif qui convertit à la fois l’énergie éolienne et celle des courants marins en électricité. Le SKWID combine une éolienne à axe verticale flottante et un rotor immergé. Ces deux technologies sont complémentaires, en effet l’éolienne à axe vertical permet d’assurer un centre de gravité assez bas et ainsi de garantir la stabilité de l’ensemble de la structure. Quant au rotor immergé il joue le rôle de ballast pour renforcer l’équilibre du SKWID. Ce rotor a également un autre intérêt, il permet de lancer l’éolienne. L’éolienne à axe vertical a parfois des difficultés à démarrer en cas de faible vent à cause du poids qui repose sur l’axe et génère des frottements.  Grâce à cette combinaison des deux technologies, le lancement de la partie supérieure sera facilitée par l’énergie générée par la partie immergée. La production d’électricité pourra se faire soit en cycle combiné (vent et courant), uniquement à partir du courant maritime ou grâce au vent seulement. Cette particularité permet d’augmenter son rendement et son adaptabilité aux conditions météorologiques.

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Présentée lors de la Wind Expo à Tokyo, cette technologie est décrite par MODEC comme la plus attractive économiquement comparée aux autres systèmes d’éolien offshore. Une unité de 500kW  est en cours de production et permettra d’effectuer différents tests en mer. A l’issu de ces tests la rentabilité économique de ce dispositif pourra être vérifiée. Si elle est réellement supérieure à celle des systèmes actuels on risque fort de voir ce SKWID se développer un peu partout.

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