viande chevalDepuis un peu moins d’un an il parait difficile de ne pas avoir entendu parler de Spanghero, Findus, Iglo et autres écuries à scandales alimentaires. En effet, alors que les attentes en matière de traçabilité des produits augmentent de la part des consommateurs, certains producteurs de plats cuisinés n’en tiennent pas nécessairement compte. En cette fin d’année 2013, les enjeux de ces fraudes à la viande prennent une tout autre ampleur avec le scandale autour de Sanofi.

En ce mois de décembre, la viande chevaline se retrouve au centre d’une toute nouvelle forme de scandale. En effet, des chevaux ayant servi de cobaye à Sanofi auraient fini par atterrir dans nos assiettes. Ce phénomène met une fois de plus en cause la traçabilité de nos produits et manque de contrôle. Il n’est pas normal que de telles variances dans les produits se produisent et le consommateur ne peut pas continuer à être victime d’une non-connaissance des produits qui pourraient mettre en péril sa santé, ses croyances, ses principes, etc. La question de la traçabilité des produits a été un sujet central de cette année 2013. Mais revenons sur cette année particulièrement riche en évènements de la sorte et dont l’échelle était européenne.

Ces scandales ont démarré au Royaume-Uni, pays où le cheval est emblématique et non consommé. Un inspecteur ayant décidé de réaliser un contrôle sur des steaks hachés « pur bœuf » révéla mi-janvier que ceux-ci contenaient en réalité 30% de viande chevaline. Ce sont les producteurs irlandais et anglais de Tesco qui ont été accusés. Quelques jours plus tard, c’est aux lasagnes Findus d’être montrées du doigt. Findus accuse à son tour Spanghero, son premier préparateur français de la chaine de fabrication. C’est Spanghero qui aurait falsifié les informations sur la contenance de viande de cheval dans les produits, celle-ci provenant de Roumanie.

Les suspicions se sont progressivement propagées vers différentes marques de plats cuisinés à base de « bœuf » dont plusieurs se sont révélées contenir de la viande de cheval. Effrayées par les conséquences médiatiques et les impacts potentiels sur leur image, les entreprises ont rapidement retiré ces produits du marché.

La seule raison qu’ont les entreprises de falsifier les étiquettes de leurs produits sont les économies réalisées par l’utilisation de la viande de cheval qui est moins onéreuse que celle de bœuf. Qui plus est une viande produite en Roumanie est moins couteuse. Enfin, la viande de cheval étant moins populaire, un plat cuisiné à base de cheval aura tendance à être moins consommé que celui à base de bœuf, n’incitant pas les marques à communiquer sur leur réelle composition.

Une fraude de la sorte ne peut pas être sans conséquence pour la société en plus des risques sanitaires liés au manque de traçabilité de la provenance des produits. Les consommateurs peuvent se sentir lésés face à un tel mensonge de la part des entreprises et perdent toute confiance en la marque et les produits proposés. De plus, l’impact de cette perte de confiance ne se répercute pas seulement au niveau de la marque, mais aussi au niveau des distributeurs, des producteurs, et de l’ensemble de la filière. C’est principalement cette notion de tromperie qui est au centre de ces scandales.

Les entreprises sont dépendantes de leurs parties prenantes particulièrement dans une économie d’offre où les substituts et les produits concurrents sont nombreux. En perdant la confiance de ces parties prenantes, les entreprises sont sujettes à une baisse de leurs ventes et de leurs réputations. La transparence de l’entreprise et la traçabilité des produits sont la clé de la confiance qui permettra aux entreprises d’entretenir de bonnes relations avec ses fournisseurs, clients, consommateurs et autres parties prenantes.

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