Une équipe de chercheurs d’Harvard a mis au point une solution innovante pour le stockage d’électricité en batterie : celle-ci a la particularité de ne plus s’appuyer sur des éléments métalliques, mais sur des molécules organiques, les quinones.

Avec le développement de sources d’énergie telles que le solaire ou l’éolien, dont la production est variable en fonction des conditions météorologiques, la problématique du stockage et de la redistribution d’énergie est devenue un enjeu important de la transition énergétique souhaitée aujourd’hui en France. On se souvient par exemple que le gouvernement a lancé en décembre un appel à manifestation d’intérêt, afin de financer et développer le secteur du stockage et de la conversion d’énergie.

En effet, les solutions actuelles sont limitées et soumises à de nombreuses contraintes : le stockage d’énergie potentielle (grâce à un barrage hydraulique par exemple) a des restrictions géographiques importantes, et le stockage sous forme électrochimique, le plus répandu, reste cher et limité en taille.

Une équipe de chercheurs de Harvard a peut être trouver une solution à ce problème. Afin de résoudre le problème du prix des batteries actuelles, ils ont cherché à remplacer les composés métalliques par des composés organiques, qui disposeraient des mêmes capacités à stocker de l’électricité tout en étant plus abondants. Ils ont pour cela testé les caractéristiques de plus de 10 000 molécules de la famille des quinones, afin de trouver les meilleurs candidats.

Et les résultats sont plus que positifs. L’utilisation des quinones permet de diviser par trois le coût du stockage d’énergie par rapport aux batteries classiques. De plus, ces molécules sont solubles dans l’eau, la dimension de la batterie et la quantité d’énergie stockée ne sont donc limitées que par la taille du réservoir utilisé…

Une innovation technologique prometteuse, dont les premiers prototypes devraient voir le jour d’ici 3 ans, et qui devrait faciliter le développement des énergies renouvelables.

Pour en savoir plus : article complet sur le site de Harvard (en anglais)

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