Les impacts environnementaux du numérique ne cessent de croitre, à tel point que son empreinte environnementale pourrait représenter un 7ème continent. Selon une nouvelle étude publiée par GreenIT.fr, ils devraient tripler entre 2010 et 2025. Quelles sont les mesures à prendre pour réduire cette empreinte numérique ? Quelques solutions concrètes sont relayées ci-dessous.

Si l’empreinte environnementale mondiale du numérique était un pays, elle représenterait 2 à 3 fois la taille de la France et à 5 fois le poids du parc automobile du parc automobile français (180 millions de véhicules). La taille de l’univers numérique va tripler à quintupler et ses impacts environnementaux seront multipliés par trois (en valeur absolue), selon des chiffres avancés par GreenIT.fr dans sa dernière étude « Empreinte environnementale du numérique mondial ».

Réalisée avec le soutien de contributeurs et de l’Institut du numérique responsable, cette étude porte sur les impacts environnementaux du numérique mondial et leur évolution de 2010 à 2025. Elle s’appuie sur une Analyse du Cycle de Vie (ACV) simplifiée pour quantifier les impacts environnementaux associés au numérique mondial. Que retenir du numérique en 2019 ?

34 milliards d’équipements pour 4,1 milliards d’utilisateurs

La masse de cet univers numérique atteint 223 millions de tonnes, soit l’équivalent de 179 millions de voitures (5 fois le parc automobile français). Ainsi, la contribution du numérique mondial à l’empreinte écologique de l’humanité est loin d’être négligeable… 3,8% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre 5,5% de la consommation électrique et 0,2% de celle en eau, voici ce que représente les impacts environnementaux du numérique à l’échelle mondiale.

Rapporté à des usages quotidiens, cela revient à :

  • GES : 1,5 milliard de salariés français allant travailler pendant 1 an ;
  • Eau : 242 milliards de packs d’eau minérale (9 litres) ;
  • Électricité : 82 millions de radiateurs électriques (1000 Watts) allumés en permanence

Les équipements des utilisateurs sont la principale source d’impacts du numérique

D’où proviennent ces impacts ? On peut distinguer 3 sources d’impacts :

  • les utilisateurs,
  • les centres informatiques qui hébergent des serveurs,
  • le réseau qui relie les utilisateurs entre eux et aux centres informatiques.

La principale source d’impact du numérique provient des équipements des utilisateurs. Par ordre décroissant d’importance, les impacts proviennent de la :

  • Fabrication des équipements utilisateurs ;
  • Consommation électrique des équipements utilisateurs ;
  • Consommation électrique du réseau ;
  • Consommation électrique des centres informatiques ;
  • Fabrication des équipements réseau ;
  • Fabrication des équipements hébergés par les centres informatiques (serveurs, etc.).

L’éco-conception : une solution pour réduire les besoins des services numériques

En tant qu’utilisateurs du numérique, voici quelques recommandations à suivre faciles à mettre en œuvre qui permettraient de réduire considérablement l’empreinte environnementale du numérique mondial à l’horizon 2025 :

  • Réduire le nombre d’objets connectés en favorisant leur mutualisation et leur substitution et en ouvrant leurs APIs pour allonger leur durée de vie.
  • Réduire le nombre d’écrans plats en les remplaçant par d’autres dispositifs d’affichage : lunettes de réalité virtuelle, vidéo projecteurs LED, etc.
  • Augmenter la durée de vie des équipements en allongeant la durée de garantie légale, en favorisant le réemploi, et en luttant contre certains modèles économiques.
  • Ecoconcevoir les services numériques pour réduire leurs besoins en ressources numériques.

L’écoconception et l’allongement de la durée de vie sont des axes de compétitivité pour la France. Ils permettent de prendre en compte les impacts environnementaux d’un produit, ce qui en fait un facteur d’innovation et de différenciation pour les acteurs qui se lancent dans cette démarche.

« Un enjeu majeur du numérique responsable est de rendre le numérique compatible avec les limites écologiques, précise Alain Tord, coopérateur en charge du sujet chez B&L évolution. Ceci passe par une réflexion sur l’utilité sociale des services rendus par le numérique – quelle est l’utilité sociale d’un écran vidéo publicitaire ? – et le recours à des services numériques bien plus sobres. Pour être le plus efficace possible, ces aspects doivent être pris en compte dès la conception des services numériques. »

B&L évolution vous propose d’identifier vos impacts environnementaux et sociaux liés au numérique, de mettre en cohérence votre stratégie numérique et votre stratégie DD&RS, ainsi que de vous accompagner dans la conception et la mise en œuvre de projets Green IT (achats responsables de produits et services numériques, efficacité énergétique, gestion des D3E, éco-conception logicielle et web, etc.).

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter Alain Tord, coopérateur en charge du numérique responsable : alain@bl-evolution.com

Consulter l’infographie de GreenIT.fr :

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