En décembre 2018, François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, lançait le deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique. Quel est son objectif ? Qui sont les acteurs concernés ? B&L évolution vous explique tout.

Le plan national d’adaptation au changement climatique 2018-2022 répond à l’axe 19 « s’adapter au changement climatique » du Plan Climat de juillet 2017. Ce plan national d’adaptation a pour objectif de mettre en œuvre les actions nécessaires pour adapter, d’ici 2050, les territoires de la France métropolitaine et outre-mer aux changements climatiques régionaux attendus. L’hypothèse retenue est une hausse de la température moyenne mondiale de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle même si la France agit sur le plan national et international pour limiter cette hausse à 1,5°C. Les conséquences d’une hausse de 2°C de la température moyenne de la planète seront des changements importants et différenciés selon les régions du monde quant au régime des précipitations et à la sévérité des événements extrêmes.

Le plan se concentre sur dix impacts du changement climatique : les inondations, les risques de submersion à cause de la hausse du niveau de la mer, notamment de voies ferrées, les cyclones, la sécheresse, les crues, les vagues de chaleur, les incendies, la baisse de l’enneigement et ses conséquences pour les stations de ski, la biodiversité et l’économie. Les travaux d’élaboration du plan ont été organisés selon six domaines d’action. Quelles sont les priorités du nouveau plan ? 

S’adapter dans le cadre de la transition écologique et solidaire

Ce plan national d’adaptation fait apparaître 6 domaines d’actions :

  • Gouvernance : vise à renforcer le pilotage stratégique de la démarche d’adaptation. Le PNACC-2 sera plus prescriptif que le premier (qui contient des actions majoritairement incitatives) notamment grâce à de meilleures connaissances scientifiques. Un accent est mis sur le suivi rapproché du plan afin d’assurer la cohérence des politiques d’adaptation au changement climatique et des politiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Les actions de ce domaine ont pour ambition d’articuler efficacement les échelons nationaux et territoriaux, et d’impliquer la société autour de la mise en œuvre et du suivi du PNACC-2.
  • Prévention et résilience : vise à réduire l’impact des catastrophes naturelles sur la sécurité, la santé et les biens économiques. L’anticipation des événements climatiques afin de développer la capacité de réaction fait partie intégrante de la logique d’adaptation. Un énorme effort est fait pour prévenir et contrôler les feux de forêt et de broussailles.
  • Nature et milieux : le bon fonctionnement des écosystèmes est à l’origine de nombreux services écosystémiques en fait une clé pour réussir une meilleure atténuation et adaptation. Il faut donc veiller à renforcer la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Les mesures proposées privilégieront les solutions fondées sur la nature partout où cela est pertinent. Ces mesures s’appuieront sur la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ainsi que sur les outils tels que la trame verte et bleue.
  • Filières économiques : la France s’assurera qu’aucun acteur économique ne coure un risque non identifié et que les impacts indirects d’une transition vers une économie résiliente soient anticipés. Les filières économiques au centre de cette démarche sont le tourisme, la pêche, l’agriculture et les forêts.
  • Connaissance et information : l’amélioration des connaissances sur le changement climatique, leur large diffusion et l’accès à des informations toujours plus précises et plus pertinentes sur les impacts du changement climatique sont des conditions indispensables pour adapter la France à l’évolution attendue du climat. Il est nécessaire d’agir au niveau de l’éducation et de la sensibilisation.
  • International : il s’agit de renforcer le rôle de chef de file de la France dans les instances internationales, communautaires et régionales de coopération ainsi que la place des collectivités, des entreprises et des chercheurs français, et de confirmer la solidarité de la France avec les pays les plus vulnérables, notamment en matière de financement de la lutte contre le changement climatique.

La France devra s’adapter à la part de changement climatique, en cohérence avec les objectifs de long terme de l’Accord de Paris. Les territoires et les entreprises de demain sont celles qui prendront en compte les enjeux énergie-climat dès maintenant. Certes la prise de conscience de la vulnérabilité climatique est encore faible mais certains -territoires ou entreprises- se sont déjà lancés dans cette démarche avec l’aide de B&L évolution !

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