Une entreprise basée à proximité d’Aix-en-Provence développe actuellement un film photovoltaïque qui permettra la production d’électricité à partir d’un film photovoltaïque. Le premier prototype de smartphone équipé de cette technologie, à priori un Nokia, sera dévoilé au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone entre le 25 et le 28 février 2013. On connait les problèmes d’autonomie de certains de nos smartphones, d’où l’intérêt d’une telle technologie afin de nous éviter la panne de batterie. D’autant plus que nous sommes de plus en plus dépendants de nos téléphones qui sont devenues de véritables couteaux suisses grâce à la multiplication des applications.

Dans son état actuel, ce film photovoltaïque produit suffisamment d’énergie en une heure pour permettre une communication d’environ trente minutes et il faudrait six heures pour assurer la recharge complète de l’appareil. Une vidéo de présentation nous aide à  comprendre le fonctionnement de la technologie Wysips Crystal. Ce dispositif permettra aux constructeurs de limiter la croissance de la taille de la batterie sans pénaliser le temps d’utilisation de l’appareil. L’autonomie est un critère de premier plan dans le choix du consommateur ce qui renforce le potentiel d’une telle innovation.

Celle-ci a d’ailleurs été récompensée par le prestigieux prix de l’innovation mobile CTIA d’Orlando en Floride, lui conférant ainsi une visibilité à l’échelle internationale. Elle a également reçu le prix de l’Entreprise d’Avenir remis par Ernst & Young qui récompense «une jeune entreprise à fort potentiel ayant fait preuves d’innovation et amenée à faire partie des leaders entrepreneuriaux de demain.»

Concernant la production, Wysips reste proche de ses origines, l’entreprise a en effet investi dans une ligne de production opérationnelle depuis le mois de septembre dernier à Rousset près d’Aix-en-Provence. Elle se prépare à la production à échelle industrielle.

Les usages de ce film photovoltaïque ne se limitent évidemment pas aux smartphones, les tablettes et autres appareils électroniques mobiles peuvent également en bénéficier. Du côté de l’affichage urbain de nouveaux débouchés font aussi leur apparition. Wysips et Prismaflex ont à ce sujet officialisé leur rapprochement en novembre dernier dans l’optique de créer «les premiers panneaux d’affichage publicitaires totalement autonomes en énergie». On pourrait également imaginer que le mobilier urbain, d’une façon plus générale, devienne l’une des sources de production d’électricité. Enfin les projets de Wysips Glass et Wysips Textile permettront de générer de l’énergie à partir des vitrages et des textiles techniques.

Le Wysips Crystal, qui équipera les smartphones de demain, promet de limiter la consommation des équipements nomades qui représentera 10% du besoin d’énergie électrique mondial en 2030 selon l’Agence Internationale de l’Energie.

Grâce à la « réduction de la taille des batteries, Wysips Crystal participe à la réduction des impacts écologiques de l’industrie des mobiles. » Il faudra garder à l’œil la gestion de cette technologie sur l’ensemble de son cycle de vie et éviter les dérives que l’on a pu observer chez LG et Sharp. Plusieurs points doivent faire l’objet d’une attention particulière, parmi lesquels :

  • Quels sont les procédés et matières premières nécessaires à la production ?
  • Quel temps de retour énergétique ?
  • Quelle est la durée de vie d’un tel produit, et est-elle adaptée à celle d’un smartphone par exemple ?
  • Quelle fin de vie pour ces films solaires ?

Nous espérons que ces questions ont été centrales lors du développement de cette technologie et qu’ainsi une entreprise française innovante contribuera au défi énergétique auquel nous sommes confrontés.

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