Si l’écologie fait partie d’un discours militant que l’on peut trouver dans tous les secteurs de la création, la mise en place d’actions éco-responsables concrètes dans la production artistique et sa diffusion tarde à se faire jour. En effet, le secteur de la culture est rarement perçu comme ayant un impact sur l’environnement. Or, comme tout secteur d’activité, son empreinte n’est pas neutre.

Ainsi, le principal enjeu du spectacle vivant est la question des déplacements : les distances parcourues lors des tournées, en France comme à l’étranger, mais également les déplacements des spectateurs qui viennent assister à une représentation. Tour d’horizon de bonnes pratiques.

Pour réduire l’impact environnemental des tournées et des représentations, des initiatives innovantes !

Des pistes d’action sont rassemblées par le collectif ACT – Artistes Citoyens Engagés qui a créé un guide de bonnes pratiques visant à adopter un comportement plus vertueux lors des tournées. Certains artistes vont encore plus loin, comme la Compagnie Organic Orchestra qui a pris le parti de réaliser ses tournées à vélo et de consommer une énergie renouvelable.

Toujours en ce qui concerne le spectacle vivant, les décors sont également un challenge. Ils consomment des ressources, peuvent avoir des effets négatifs pour les décorateurs ou les artistes, constituent de gros volumes à transporter ou stocker, et sont régulièrement jetés une fois la production terminée. Le Festival d’Aix a été un des premiers acteurs à se pencher sur l’écoconception de ses décors en prenant en compte tout le cycle de vie de ces derniers. En outre, le réemploi tend à se développer grâce à des structures comme la Réserve des Arts ou la Ressourcerie du Spectacle.

Néanmoins, ces initiatives peuvent parfois buter sur une absence de changement à plus grande échelle. Comme le souligne François Ribac, le spectacle vivant est aujourd’hui confronté à une obsolescence programmée : les créations doivent se renouveler toujours plus vite, les salles afficher toujours plus de spectacles.

Ainsi, pour intégrer la transition écologique de manière plus systémique dans le spectacle vivant et plus globalement dans la culture, deux démarches nous semblent essentielles. Une approche collective, sectorielle doit être mise en place pour discuter de ces enjeux et faire évoluer les pratiques de toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, lieux de diffusion, producteurs, compagnies. En parallèle, une approche à l’échelle de la structure est nécessaire afin de réaliser un diagnostic de ses impacts et mettre en place des actions correctives. En se mobilisant à chaque échelle, le secteur de la culture pourra ainsi s’intégrer pleinement dans une évolution systémique.

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