« Un emploi pour chacun.e, la transition pour tous et toutes : Ensemble, pour un million d’emplois climatiques en France à l’horizon 2020 »Nous avons le plaisir de relayer le lancement en France de la campagne « Un million d’emplois climat ». Son slogan : « Un emploi pour chacun.e, la transition pour tous et toutes : Ensemble, pour un million d’emplois climatiques en France à l’horizon 2020 ».

Comme la biodiversité, le climat a en effet un potentiel d’emplois de qualité, notamment en France (voir notre article La biodiversité, une opportunité pour l’économie et l’emploi !). Chez B&L évolution, nous en sommes convaincus !

Les signataires du rapport « Un million d’emplois pour le climat » invitent, par la présente, tous ceux qui le souhaitent à débattre de la solution qu’ils proposent.

Historique

« Les actions en faveur de la lutte contre les changements climatiques sont trop souvent perçues comme contradictoires avec les objectifs de création d’emplois et de justice sociale. »

C’est le constat d’un certain nombre d’associations (environnementales, sociales et d’éducation populaire) et de syndicats qui se sont « réunis en 2016 au sein d’une plateforme d’échange sur les enjeux climat et emplois ».

Leur but : travailler à « une meilleure articulation entre une politique climatique ambitieuse, la protection des salariés concernés et le renforcement des opportunités de la transition écologique pour créer des emplois nouveaux ». Car :

« Un million d’emplois climat d’ici 2020 : c’est nécessaire, souhaitable et faisable. »

Initiée au Royaume-Uni, la campagne mondiale « One million climate jobs » a fait l’objet d’une publication en 2014. La plateforme « emplois climat » a rejoint ce mouvement international en publiant son rapport « Un million d’emplois pour le climat ».

Les associations et syndicats signataires sont les suivants : Alofa Tuvalu, Alternatiba, Amis de la terre, Attac, Collectif Roosevelt, Confédération paysanne, Emmaüs France, Fédération syndicale unitaire (FSU), Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), Réseau Action Climat, Union syndicale Solidaires, avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme.

Une plateforme qui défend une transition écologique juste

La plateforme annonce deux objectifs ambitieux :

  • Il s’agit d’une part de « créer un espace d’échange pour avancer sur des propositions collectives liant emploi et transition écologique »,
  • Elle vise en outre à « concevoir et mener une campagne d’éducation populaire et influencer les débats publics, notamment dans le cadre des élections présidentielles » de cette année.

Un rapport qui appelle à l’action

Le rapport montre qu’ « une transition écologique riche en emplois de bonne qualité est possible et finançable » pour un coût total de 105 milliards d’euros « en rythme de croisière ».

Des leviers à actionner

Pour cela, il mise sur « la création de 250.000 emplois aidés labellisés « transition écologique », de 100 000 postes dans la fonction publique et la mise en place d’une réflexion sur une réduction du temps de travail ».

Voici les 7 mesures à prendre impérativement dès 2017 :

  1. Créer 250 000 emplois aidés labellisés « transition écologique »,
  2. Créer 100 000 emplois « transition écologique » dans les services publics,
  3. Investir dans les secteurs privés de la transition écologique pour créer 650 000 emplois,
  4. Résoudre l’opposition entre protection du climat et perte d’emplois dans les secteurs fragilisés par une recon version qui doit être anticipée et territorialisée avec une offre de formations adaptée,
  5. Assurer la qualité et la protection sociale des emplois de la transition écologique juste,
  6. Lancer une réflexion sur des changements structurels pour adapter les emplois au cadre de la transition écologique,
  7. Conditionner les dispositifs de soutien au secteur privé à la création d’emplois de qualité en particulier dans des secteurs de la transition écologique.

Des recettes mobilisables

Les recettes nécessaires au financement de cette « transition écologique juste » existent. Seule une volonté politique forte pourrait les rendre accessibles :

  • Evasion et fraude fiscale (30 à 160 milliards d’euros),
  • Niches fiscales en faveur des énergies fossiles (> 10),
  • Elargissement de l’impôt de bourses vers une réelle TTF (2 à 5),
  • Réorientation des impôts dommageables à l’environnement (sommes importantes, difficiles à calculer),
  • Démocratisation de la création monétaire fléchage « transition écologique » (60),
  • Coûts de la privation d’emploi (36),
  • Recettes de la taxe carbone française (5,9 en 2017, 7,8 en 2018…).

Conclusion

Cette campagne a pour but ambitieux de nous permettre de résoudre, ensemble, la problématique de chômage excessif de ces dernières années, tout en accélérant la « transition écologique nécessaire au vu de l’urgence climatique ». Les signataires comptent sur une mobilisation citoyenne d’ampleur pour peser dans les débats politiques de ces prochains mois.

« Le succès de la transition écologique juste dépend en grande partie de la capacité collective à résoudre l’équation entre emplois détruits et créés et de la qualité et la pérennité des emplois créés pour que la transition devienne un réel projet collectif. »

Pour aller plus loin, nous vous invitons à consulter la plateforme, à télécharger le rapport et plus si affinité.

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